riassunti di francese-Le dix-septièm siècle et ses auteurs (Corneille, Racine, Molier)


Le dix-septièm siècle et ses auteurs


L'histoire de luigi 13 à luigi 14

Depuis la mort du roi, la reine mère Marie de Médicis devient régente parce que Louis XIII a neuf ans. 

Ce dernier ne devient roi et il choisit le cardinal de Richelieu comme chef du Conseil. 

Richelieu croit que tous doivent être subordonnés au pouvoir de l'État représenté par le roi, en effet il pose les bases de l'absolutisme, en soumettant les protestants et les nobles contre cet idéal. 

En 1630, il engage la France dans la guerre de Trente Ans (commencée en 1618 en Europe centrale) contre les Habsbourg. Cette guerre entraîne une augmentation des impôts, un appauvrissement accru du peuple et une série de révoltes que Richelieu réprime dans diverses régions de France. 

Louis XIII, associé à la politique de Richelieu, meurt six mois plus tard, en 1643.


En 1643, Louis XIV devient roi : il a cinq ans et sa mère, la reine Anne d'Autriche, est régente et gouverne avec le cardinal Mazarin, chef du

Conseil. 

En 1648, le traité de Westphalie conclut la guerre de Trente Ans mais le conflit continue avec l'Espagne. 

À la mort de Mazarin le roi décide de gouverner seul, sans chef du Conseil ; il centralise le pouvoir de la France autour de sa personne et  choisit pour emblème le soleil, l'astre qui donne la vie aussi le roi veut l'hégémonie de la religion catholique.

Il règne sur la Cour, les courtisans et le pays, il est le seul maître après Dieu. 

Son gouvernement personnel coïncide également avec un effort de développement économique, commercial et colonial, mené notamment par son ministre Colbert.

En 1685, il révoque ainsi l'édit de Nantes : le culte protestant est interdit et clandestinement abandonne le royaume. 

Une série de guerres assure à Louis XIV l'hégémonie française en Europe. Les vingt premières années de son règne sont marquées par des victoires mais en 1686 la France est obligée de rentrer dans ses frontières (1697).

En 1700 il y a la guerre de succession d'Espagne menée par phases alternées pour la France et se termine en 1714 avec la fin de la prépondérance française et l'affirmation de l'Angleterre.

En 1715, quand Louis XIV meurt, il est très impopulaire et il laisse une France appauvrie.

La société

La cour devient le centre du monde pour les nobles. La vie à Versailles est réglée par l'étiquette.

La vie quotidienne du roi est publique et se déroule selon un rite immuable :

chacun sait de l'aube au crépuscule où se trouve le roi, ce qu'il fait et qui sont les nobles qui l'accompagnent. 

IL naît l'idéal de l'honnête homme, un courtisan qui sait bien parler, bien

écrire, bien se comporter et briller en société, a des manières raffinées, qui connaît les règles de la conversation et qui sait adapter son comportement selon les personnes et les situations.


Les trois États

La France est divisée en trois groupes (noblesse, clergé et tiers état).

Les nobles se retrouvent à la cour, dans les cercles et les salons.

Les palais se transforment: on y construit de grandes salles pour permettre l'organisation de fêtes.

la noblesse de robe (qui achète une charge) et la noblesse d'épée (qui leur appartient depuis des siècles).

Les hommes continuent à être violents, emportés, impulsifs ; le duel est la distraction préférée des nobles, même si des édits de Henri IV et Richelieu l'ont interdit.

Le tiers état est le plus grand et le plus mixte car il y a la bourgeoisie mais aussi les paysans; c'est la classe sociale la plus imposée.

La bourgeoisie est composée dans les commerçants et les chefs d'industrie, protégés par la politique d'expansion, s'enrichissent; c'est une société de forts contrastes. 


La littérature

Le XVIIe siècle est caractérisé par deux courants littéraires qui sont :

LE BAROQUE

Le mot vient du portugais “barroco” et signifie ``perle irrégulière''.

Ce mouvement est caractérisé par la recherche de l’extravagance et des formes irrégulières.

Les thèmes sont la fragilité de l’existence aussi parce qu’il y a l’instabilité politique et sociale de l’époque.

 Les genres préférés sont la poésie et le roman sentimental.

Il y a la recherche des formes plus libres et riches.


LE CLASSICISME

Ce mouvement revendique un modèle de perfection classique.

Le théâtre domine la littérature du XVIIe siècle.

Les écrivains s’inspirent d’un idéal d'équilibre, d'ordre et de mesure et prennent comme exemple les auteurs grecs et latins.

Les comédiens sont condamnés par l’église.

  • Suprématie de la raison unie au bon sens

  • Culte de l'antiquité

  • Désir de plaire et de toucher

  • Respect de la bienséance et de la vraisemblance

  • Interdiction du mélange des genres

  • Les règles classiques respectées sont les règles des trois unités d'Aristote:

  • unité de temps=dérouler en 24 heures.

  • unité de lieu = l'action se déroule dans un seul lieu.

  • unité d'action = une seule histoire principale.


Trois grands dramaturges marquent le théâtre du XVIIe siècle et deviennent le symbole de la culture française: Corneille, Racine et Molière.

Les deux premiers ont surtout écrit des tragédies, Molière, lui, a exalté la comédie.

Au XVlle siècle la langue se stabilise du point de vue morphologique, syntaxique, orthographique et lexical. 


Pierre Corneille 

Il naît à Rouen en 1606 d'une famille de la petite bourgeoisie. Il fait ses études chez les jésuites et s'oriente vers une carrière d'avocat, même s'il est profondément attiré par le théâtre.

iI ne cessera plus d'écrire pour la scène: trente-trois 33 pièces en tout genre,

de la comédie à la tragédie.

Apprécié par Richelieu, il participe quelque temps aux travaux des cinq auteurs chargés d'écrire des pièces sur les idées du Cardinal. 

Trop indépendant, il quitte rapidement cette étrange société. 

En 1637, Le Cid consacre le triomphe de Corneille mais suscite en même temps une mémorable querelle qui durera une année entière.

Corneille se tait pendant trois ans puis donne des tragédies sur des sujets tirés de l'Antiquité latine: Horace, Cinna, Polyeucte.

La tragi-comédie est le genre hybride où il excelle en fait a été accusé de ne pas avoir respecté les unités classiques (temps - lieu -action); d'avoir pratiqué le mélange des genres (tragi-comédie.); de ne pas avoir la bienséance.

Mis à part Le Cid, il en a écrit sept autres dont certaines (Andromède, La Toison d'or et Psyché) à la mise en scène complexe sont de véritables pièces à machines baroques.

Élu à l'Académie française, futur temple du classicisme, et déjà considéré comme le dramaturge de l'histoire et de la politique, Corneille n'adopte pas desujets barbares pour ses tragédies. 

À partir des années 1660, il subit la concurrence d'un jeune et brillant rival, Racine.

 Il renonce définitivement au théâtre en 1674 et meurt dix ans plus tard


Il écrit des comédies, puis des tragédies dont les plus connues sont :



  • Le Cid 1636

  • Horace 1640

  • Cinna 1641

  • Polyeucte 1643

  • La Mort de Pompée 1644

  • Rodogune 1644

  • Tite et Bérénice

  • Surena




l’oeuvre

Au XVIIe siècle, on considère la comédie comme un genre inférieur à la tragédie et à l'épopée mais Corneille en fait un spectacle raffiné destiné à amuser l'élite sociale. Il abandonne le tone grossier, réhabilite un genre et marque la transition vers la comédie classique.

Son comédie est une comédie baroque, une illusion théâtrale, un véritable manifeste de la dramaturgie baroque.

Corneille incarne le goût baroque pour les intrigues mouvementées, les personnages excentriques et le mélange des genres et s'allie aux ballets et aux carrousels.

Dans ce type de pièces, le «texte» passe au second plan.

Corneille s'inspire du principe de plaire au public et d'instruire à travers la représentation de sujets illustrés, extraordinaires, sérieux.


C'est au Cid et aux trois tragédies inspirées par l'histoire romaine, le Corneille

qu'on dit classique, mais qui est d'abord celui qui a su le mieux faire évoluer le

théâtre français des fastes baroques à la rigueur classique. 

Il consacre à des sujets plus graves qu'il aborde dans des tragédies ou des tragi-comédies, des pièces où une histoire funeste se termine bien.

À un moment de l'intrigue, le héros cornélien doit faire un choix entre ses propres sentiments et le sentiment de l'honneur.

Le héros est celui qui résout ce dilemme intérieur par un choix qui, si doulou-

reux soit-il, lui ouvre l'accès à la gloire et à la réalisation de soi, seules aspirations véritables des personnages de Corneille. 

Le théâtre de Corneille est l'affirmation de la liberté humaine, d'une volonté optimiste qui s'exprime à travers la raison.

 La «poésie dramatique» n'a qu'une visée: le plaisir du spectateur, qui, à travers l'admiration, doit parvenir à s'identifier au héros.

 Le héros cornélien s'exprime donc avec beaucoup d'éloquence, en longues tirades ou en monologues qui lui permettent de justifier face au public ses choix moraux.

Cette recherche de l'effet passe aussi à travers la concision: Corneille a le don de la formule aussi brève qu'efficace.

 Les personnages ont un conflit moral intérieur qui les rend des héros.

Certaines tragédies opposent l'intérêt public à l'intérêt privé et offrent une réflexion sur le pouvoir.



Jean Racine

Il naît en 1639, à La Ferté Milon, une petite ville au nord de Paris dans une famille de la petite bourgeoisie. Très tôt orphelin, il est confié aux « petites écoles »de Port Royal où il reçoit une éducation imprégnée de la culture antique et de la morale rigoureuse des jansénistes. 

Cette formation lui a permis d'approfondir sa connaissance de la culture grecque, répertoire par cellence de sujets pour ses tragédies. 

À son arrivée à Paris,il fréquente les milieux aristocratiques et les cercles littéraires,rencontre Boileau et Molière. 

Ce dernier met en scène, sans succès, la première tragédie de Racine, La Thébaïde. 

Racine est apprécié à la cour et accumule les succès pendant une dizaine d'années.

 Il donne ainsi le coup de grâce au prestige vacillant de Corneille.

Phèdre est le chef-d'œuvre de Racine.

Après Phèdre, Racine renonce au théâtre pour des raisons qui ont fait couler 

Racine reçoit la gloire et devient historiographe du roi Soleil, gagne beaucoup d'argent, vit à la cour, bénéficie de la protection du roi et est riche et admiré.

À la demande de la dame de Maintenon, la toute puissante épouse secrète de Louis XIV, il revient au théâtre pour rédiger Esther et Athalie, deux tragédies religieuses destinées.

À sa mort en 1699, afin de respecter sa volonté, le roi autorise son inhumation à Port-Royal.


Les œuvres

Les œuvres de Racine sont profondément influencées par le séjour du dramaturge à Port Royal. 

Ses personnages évoluent dans un monde où leur vie intérieure est marquée par un Dieu dont les décisions sont inaccessibles à la compréhension humaine.

Racine est marqué par le pessimisme janséniste. 

Ses personnages ne sont jamais des héros de la volonté, mais les esclaves de passions impures ; l'éros est une force destructrice qui les condamne irrémédiablement à la mort ou à la solitude totale.


Le dogme classique finit par remplacer le désordre baroque. 

À l'exception de Bajazet, toutes ses tragédies sont basées sur des épisodes de l'Antiquité classique, notamment de la mythologie grecque, où le thème de la fatalité est très présent.

Son théâtre est basé sur une composition linéaire : l'action, sans scènes accessoires, commence au moment où la crise éclate, déclenchée par la violence des passions. 

Dès lors, la pièce progresse vers l'épilogue tragique, lorsque le destin s'acharne sur les personnages une fois pour toutes.


l'issue fatale des tragédies de Racine n'est que renforcée par une langue qui synthétise parfaitement les dilemmes les plus complexes.

Les personnages sont confrontés à des interdits moraux et, par conséquent, à des interdits linguistiques. 

Ils utilisent un vocabulaire limité et peu de métaphores. 

Les moyens d'expression doivent servir à atténuer la violence des passions.

Dans les tragédies de Racine, il n'y a pas les rebondissements qui caractérisent les pièces baroques ; il n'y a que le pouvoir des mots, sur un équilibre délicat de la sonorité et de la symétrie poétique. 

En effet, Racine a été appelé "le plus grand poète du septième siècle".


Ses tragédies sont :



  • La Thébaïde 1664

  • Andromaque 1667

  • Britannicus 1669

  • Bérénice 1670

  • Bajazet 1672

  • Mithridate 1673

  • Iphigénie 1674

  • Phèdre 1677


Racine peint les passions humaines lorsqu'elles se heurtent au destin.

Les héros cèdent inexorablement à leurs désirs, leur volonté semble anéantie. 

On a dit que les héros de Racine sont des monstres en proie à une fureur qui les dépasse. 

Le théâtre de R. est un théâtre de la chute (l'homme est victime de son destin comme dans le pessimisme janséniste), alors que chez Corneille le héros est poussé à aller plus loin, à s'élever dans l'héroïsme.

Mais son théâtre a un objectif d'édification : à travers les héros raciniens, le spectateur assiste à un processus cathartique de purification.


Les tragédies de R. ont une forme particulièrement épurée. L'action est simple et efficace, le décor est neutre, il n'a pas d'importance parce que le tragique est tout intérieur. 

Cette simplicité n'est pas un manque d'invention. Toute invention consiste à faire quelque chose de rien.

La langue utilisée est d'une rare beauté, le vocabulaire est extrêmement simple, abstrait, qui dit peu et suggère beaucoup.


Molière

Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris dans une riche famille bourgeoise et a reçu une bonne éducation ; il a pris le pseudonyme de Molière.

Les débuts sont très difficiles, mais à Rouen, la troupe se produit devant Monsieur, qui leur accorde sa protection. Dès lors, les succès se multiplient et, en 1662, Molière triomphe au Palais Royal avec L'école des femmes. 

Le roi lui accorde une pension, la première jamais accordée à un acteur, ce qui déclenche l'envie et la jalousie qui se multiplient ; son impiété est dénoncée et il est accusé d'inceste. 

Pour mettre fin aux ragots, le roi Louis XIV accepte de devenir le parrain de son premier fils et le nomme fournisseur des divertissements royaux.

Molière meurt en 1673, lors d'une représentation du Malade imaginaire. 

Comme tous les acteurs, il est excommunié et le roi doit intervenir auprès de l'archevêque de Paris pour obtenir une sépulture dans un cimetière chrétien.


Afin de se défendre contre ses ennemis, Molière expose ses idées sur la comédie dans divers écrits. 

Pour lui, la grande règle de toutes les règles est de plaire au public, qui est le juge absolu.

La satire doit être honnête et licite. 

Avec la comédie, qui doit divertir et aussi faire réfléchir le public, il fait s'interroger le spectateur sur les vices de son siècle.

La comédie joue un rôle central dans son œuvre et Molière a utilisé tous les types de comique : jeu de mots, jeu de scène, interruption, répétition, contraste, caractère et situation.

Ses comédies suivent un schéma presque fixe : il s'agit à l'origine d'un mariage contrarié et le personnage opposé est un homme aveuglé par ses vices ou ses manies.

L'action met en évidence les failles et le ridicule de son personnage. À ses côtés se trouvent d'autres personnages intelligents, une cour d'hypocrites qui savent tirer parti de la situation, et des personnes raisonnables qui tentent de le raisonner (les amants menacés, les valets et les servantes). L'amour triomphe mais le vice, la manie ou le défaut demeurent, ils sont trop profondément enracinés.

Sa vision de la nature humaine est plutôt pessimiste et l'action peut souvent devenir dramatique car l'issue logique semble être malheureuse. 

C'est pourquoi Molière doit recourir à des fins artificielles, des reconnaissances de dernière minute, des stratagèmes et parfois même faire appel au surnaturel pour... le surnaturel pour arriver à une conclusion heureuse.


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